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Le
toilettage
Brosser son chien, le laver, le pulvériser à l’insecticide, lui couper les ongles, désinfecter une plaie ou administrer un médicament tourne trop souvent à l’épreuve de force : le chien se débat, mordille ou même grogne, essaie de s’échapper, le maître s’énerve, crie, et chaque tentative devient plus difficile. Pourtant, en suivant quelques règles simples il est possible d’effectuer toutes ces manipulations dans le calme et la détente, certaines deviennent même un plaisir pour le chien. En fait les problèmes découlent d’erreurs involontaires commises par le maître. CE QU’IL FAUT Tenir le chien par son collier ou poser la main sur la nuqueLe simple fait d’attraper le collier et d’essayer ainsi de contraindre le chien à l’immobilité provoque une réaction de défense, comme d’ailleurs tous les gestes dirigés brusquement sur la nuque du chien. Le maître croit que
son compagnon se débat parce qu’il n’aime pas la brosse, en fait
c’est parce qu’il est tenu par le cou. Crier,
s’énerver, essayer de faire de l’autorité
Inutile de crier « pas bouger », « sage », « chcht », etc. ou de répéter le nom du chien sur un ton sévère : plus on hausse la voix et plus l’animal stressé s’excite. Les menaces peuvent même conduire à des réactions d’agressivité ; l’effet est encore pire quand on s’y met à plusieurs pour essayer de bloquer le chien. Rappelez-vous que l’énervement est contagieux. CONSEILS GÉNÉRAUX Exercices préparatoiresEn dehors de tout contexte de soins, il est fort utile de préparer le chien dès son plus jeune âge à supporter d’être touché sur toutes les parties de son corps, y compris les pattes, les orteils, la queue, les oreilles, les babines. Pour cela on le manipule régulièrement avec douceur (tous les jeux d’excitation, de bagarre ou de mordant vont à l’inverse du but recherché). D’autre part on se facilitera considérablement la tâche par la suite en apprenant à son chiot trois ordres de base : assis, couché et debout (utiliser une laisse au départ), qu’on associera à d’abondantes caresses et marques de satisfaction. Ne
pas essayer de le faire venir à soi Si le
chien se méfie déjà de la brosse, des ciseaux, du flacon ou autre (car il
a associé ces objets à une situation conflictuelle et négative pour lui),
il est évident qu’on n’a pas intérêt à l’appeler en les lui
montrant car il va se sauver. On ira donc le chercher avant de prendre les
objets en question, en choisissant de préférence un moment où il est
calme et détendu.
Mettre
une laisse au début S’il
faut l’emmener à un endroit particulier, on utilisera la laisse (sans
tirer dessus) ou on le portera dans les bras. En posant un pied sur la
laisse on n’aura plus besoin de mettre la main au collier pour que le
chien reste sur place. La main se place au poitrail du chien. Permettre
au chien de sentir l’objet Le
chien a besoin d’identifier l’odeur de l’objet avec lequel on va le
toucher, qu’il s’agisse d’une brosse, d’une paire de ciseaux, d’un
pulvérisateur, d’un flacon, etc… On va
donc poser l’objet sur le sol à côté de lui et de laisser sentir
tranquillement (ne pas l’approcher de son nez). S’accroupir
latéralement Se
placer face au chien, pencher le buste vers lui en avançant la main est une
posture qui évoque la menace et provoque donc généralement des tentatives
de retrait ou de défense. Il est
donc préférable de s’accroupir à côté de lui ou derrière lui (la
main est toujours posée sur le poitrail) ; si on ne peut pas
s’accroupir on s’assied sur un siège bas ou si le chien est petit on
peut le poser sur une surface surélevée. Il est
capital de transmettre à son compagnon un sentiment de tranquillité et de
détente afin qu’il considère la situation comme non dangereuse pour lui. Il faut
donc parler très doucement ou même chuchoter, en utilisant des mots
positifs, même si le chien s’agite au début : il finira par se
rassurer si son maître reste patient (c’est l’affaire de quelques
minutes au plus). Le calme est lui aussi contagieux. LA
TOILETTE Laver
le chien Si on
veut laver le chien dans la baignoire, on aura pris soin auparavant (dans
les jours ou les semaines précédant) de le poser plusieurs fois dans la
baignoire (prévoir un tapis antidérapant) ou mieux encore de lui apprendre
gaiement à y sauter en utilisant au besoin un jouet. Durant cette phase on
ne fait pas couler d’eau, on pratique « assis » et « debout »
dans la baignoire puis on lui permet d’en sortir. Quand
il sera bien habitué à cette situation on pourra faire couler l’eau (tiède)
en utilisant la pomme de douche, qu’on dirigera d’abord vers le fond de
la baignoire et pas directement sur le chien. On
pourra ensuite doucher les pattes, les reins, les flancs ; on réserve
les épaules et la nuque pour la fin car c’est lorsque cette partie est
mouillée que le chien cherche à s’ébrouer. Attention
à ne jamais faire pénétrer d’eau dans les oreilles. Une fois que le
chien est mouillé on peut le savonner ou le masser avec un shampooing en
continuant à le complimenter. Néanmoins je conseille d’éviter au
maximum tous les produits de lavage car ils affaiblissent les défenses de
la peau (risques d’eczémas) et diminuent la protection thermique du
pelage (anti-froid mais aussi anti-chaud). Réservez le shampooing aux
salissures grasses (le chien s’est roulé dans le cambouis, la crotte ou
la charogne), s’il est simplement boueux un simple rinçage suffira
amplement. On peut
aussi doucher le chien à l’extérieur avec un jet, on lui aura appris
auparavant à rester sagement debout à l’endroit choisi. Pour pulvériser
le chien avec un produit insecticide, la marche à suivre est exactement la
même. Il est bon aussi de le rafraîchir avec un pulvérisateur d’eau
pendant les grandes chaleurs surtout lors des trajets en voiture, votre
compagnon vous en sera reconnaissant. Sécher
le chien Après
l’avoir fait sortir de la baignoire, on le fait aussitôt asseoir. Idem,
s’il rentre mouillé d’une promenade ou s’il est resté sous la pluie
dans le jardin on lui donnera l’habitude de s’asseoir toujours au même
endroit devant la porte, de préférence sur un tapis devant la porte, de préférence
sur un tapis spécial (penser à utiliser la laisse au début). On se
munit d’une serviette-éponge ou d’un chiffon bien absorbant et on
commence par essuyer l’une après l’autre les pattes de devant (demander
« la patte ») puis le poitrail, en s’accroupissant devant le
chien. On demande ensuite « debout » et l’on essuie les pattes
arrière, les cuisses, les reins, les flancs. On peut lui apprendre à faire
demi-tour (demander « tourne ») pour présenter l’autre côté
en claquant des doigts devant lui pour le faire avancer. On termine en
frottant les épaules et le cou du chien. Cette
façon de procéder permet que le chien participe activement à sa toilette
au lieu de la subir : cela contribue à lui donner un sentiment
d’utilité très positif pour son équilibre et la complicité avec son maître.
Très vite le chien enregistre la succession de mouvements de ce rituel et
les effectue volontiers. Certaines
personnes utilisent un sèche-cheveux, à mon avis c’est beaucoup moins
efficace et agréable, et demande que le chien tolère le bruit et le
souffle. Pour l'y accoutumer on aura pris soin de faire fonctionner le sèche-cheveux
plusieurs fois au préalable sans le diriger vers lui (par exemple se sécher
les cheveux en sa présence). |